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un peuplement très ancien

Il ne faut pas confondre les populations néolithiques, qui bâtirent menhirs et dolmens, avec les Celtes qui s’installèrent mille à deux mille ans plus tard en Europe de l’ouest.

Les Celtes ou Gaulois : L’oppidum de Lorgues

Les Celtes sont un peuple provenant d’Europe centrale, qui s’installèrent en Europe de l’ouest au début du premier millénaire avant Jésus Christ.

En effet, ces populations que les Romains ont baptisées plus tard Gaulois, développaient dès le 8è siècle avant J.C. une civilisation relativement brillante avec une aristocratie guerrière et une hiérarchie sociale complexe.

A cette époque, à titre de comparaison, Rome n’est encore qu’une bourgade fondée en – 753 !

C’est l’époque de la construction de notre Oppidum. Peuple en expansion, les Gaulois conquirent au fil du temps l’Italie du nord, ébranlèrent les Romains chez eux où l’armée de Brennus ravage Rome, sauvée in extrémis par les oies du Capitole en -390.

Puis ils pillèrent la Grèce avant de s’installer dans l’actuelle Turquie sous le nom de Galathes.

Les Romains peu à peu reconquirent l’Italie du nord, puis le midi de la France.

Enfin de -58 à -52 avant J.C., Jules César conquit la Gaule « chevelue » : après la défaite de Vercingétorix à Alésia, les Gaulois étaient intégrés dans la culture des vainqueurs pour devenir des Gallo-romains.

C’en était fini de l’indépendance celtique.

Il faudra attendre le second Empire (1852-1870) et surtout la Troisième République (1871-1940) pour que les Gaulois reviennent sur le devant de la scène.

En quête d’une légitimité face aux bonapartistes et aux royalistes, le nouveau Régime construit toute une mythologie autour du personnage historique de Vercingétorix :

Le vaincu du siège d’Alésia est artificiellement présenté comme le fondateur de la Nation française, celui qui résiste à l’envahisseur, dans le contexte brûlant de la défaite française contre la Prusse en 1870 à Sedan.

Il est peint dans une mise en scène très valorisante, fringuant cavalier sur son cheval blanc, jetant avec insolence ses armes aux pieds de Jules César assis. En fait, le jeune prince des Arvernes a été livré par ses pairs et sa fin fut tragique.

L’Histoire pouvait désormais commencer avec « Nos ancêtres les Gaulois… », et ce jusqu’en Afrique, mais largement légendaire…

Mais qui sont-ils vraiment ? Malgré l’absence d’écrits, l’archéologie scientifique récente (photo-aérienne, télédétection par laser, fouilles méthodiques…) a révélé leur vrai visage avec un mode de vie élaboré, de vrais savoir-faire, un véritable aménagement du territoire, comme en témoignent les tout récents travaux de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives).

La complexité de cette société gauloise s’incarne dans le personnage des druides, qui loin de la caricature réductrice du vieux sage barbu qui cueille le gui avec sa serpe d’or, sont dotés d’une compétence religieuse, scientifique et politique (mathématiciens, botanistes, philosophes, astronomes, médecins, poètes…).

Ces intellectuels utilisent le grec pour tous leurs échanges avec le monde extérieur.

Une métallurgie permet le travail du fer avec ingéniosité et de nombreuses mines, d’or, d’argent, d’étain et de fer sont exploitées de manière quasiment industrielle.

Une agriculture à grande échelle alimentait les populations urbaines, avec une grande maîtrise des techniques agricoles, en particulier l’usage de la charrue à roues, d’une machine à moissonner, inconnues des Romains. On leur doit aussi le tonneau, le saucisson, le savon, mélange de suif et de cendres.

On distingue traditionnellement trois grandes périodes :

— la période de Hallstatt (vers —1300 —> —400), du nom d’un village autrichien où furent découverts le spremiers vestiges gaulois.

— la période de la Tène (vers — 400 —> défaite gauloise à Alésia en —52), du nom du village suisse où furent découvertes des tombes gauloises.

— la période gallo-romaine : à partir de la fin du premier siècle avant JC.

Ainsi ce peuple méconnu développa une civilisation brillante, guerrière assurément, mais aussi garantie par une agriculture solide, même si les témoignages sont finalement relativement peu nombreux.

On peut ainsi visiter le très beau musée de Saint-Germain-en-Laye consacré en grande partie à cette civilisation, mais aussi dans notre région l’oppidum d’Entrechaux ou le portail de Roquepertuse, pour se rendre mieux compte de leur mode de vie.

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